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Écrit par Eric Daveux
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J'suis seul dans ma douleur, mon père vient de mourir Oui, je sais c'est brutal, camarde ne l'es-tu point ?
- De nous laisser pantois, devant ce corps inerte,
- A se dire pourquoi, eut-il fallu qu'il parte.
- Il est vrai mon papa, que la rime n'est pas riche,
- Mais, je dois te l'avouer, là, ici je m'en fiche.
- A ce tout premier verre que l'on boira sans toi,
- A ce premier repas où tu ne seras pas
- A tous ces barbecues qui n'auront plus de goût,
- A tous ces mots croisés que tu ne feras plus.
- Tu es parti rejoindre, les poètes que tu aimes,
- Les Brel et les Brassens, profite de cette aubaine,
- Partage avec eux, le pastis ou l'absinthe,
- Où trinque si tu veux, d'une dernière pinte.
- Ne me fais pas ombrage de ces larmes sur la page,
- c'est tout ce qu'il me reste pour un dernier hommage
- Pour te dire que je t'aime devant tous tes amis.
- Maintenant que tu dors, du sommeil infini,
- Va au bar des copains pour étancher ta soif
- Nous y viendrons un jour pour boire ta tournée.
J'suis seul dans ma douleur, mon papa est "mouru". Oui, je sais c'est brutal, camarde ne l'es-tu point ?
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Dernière mise à jour : ( 27-10-2009 )
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