|
Écrit par Eric Daveux
|
|
- Cela fait trop longtemps, cela fait tant de temps que cela me chatouille
- Inspiré par tes mots, façonnés en émaux sur un air qui grattouille
- Où sont-ils disparus les beaux textes d’antan provenant de ta plume
- Qui étaient apparus aux refrains se vantant du veto des enclumes
- Est-ce de raconter sous l’effet de l’orage un amour défendu
- Où encor de conter cet arôme sauvage d’une fleur pourfendue
- Et si j’entends chanter en mon âme transit une belle orthographe
- Laissez-moi m’enchanter du parfum ressenti d’ouïr le pornographe
- Cela fait trop longtemps, cela fait tant de temps qu’on retient mon corps sage
- Qu’imposants, les bigots ont scellé sur Margot un affront aux corsages
- En perdant leur latin les rimes de satin sont noyées au berceau
- Oubliant que je bande à entendre Fernande comme un petit puceaux
- Que si un peu bravache je m’écris mort aux vaches par dessus tous les toits
- Insultant ces jobastres à travers tous les astres au doux nom de putois
- Et si j’entends chanter en mon cœur bienheureux les beaux vers qui galopent
- Laissez-moi m’enchanter du parfum langoureux des pensées interlopes
- Cela fait trop longtemps, cela fait tant de temps qu'embaumés tous ridés
- En la belle hécatombe, ils s’en vont dans leur tombe mourir pour des idées
- Tout séant sur leurs culs nommés lèche-cocu par les grandes ficelles
- Ils n’écoutent plus la chansonnette à celle qui demeure pucelle
- Aucune âme à son bord plus de copains d’abord rien que des pavillons
- Sans passantes qu’on aime à travers ce poème ; la chasse aux papillons
- Et si j’entends chanter en mon corps ces bonheurs délaissés à nos torts
- Laissez-moi m’enchanter du parfum des chaleurs de la femme d'Hector
- Laissez-moi assouvir ma dernière supplique à la plage de Sète.
Eric Daveux / ©Amjele® Editions Librement inspiré... de Les Vieux de Jacques Brel
|
|
Dernière mise à jour : ( 01-08-2009 )
|